Page:Eugène Monseur - Le folklore wallon, 1892.djvu/18

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xiv

Voyelles.

œ (œil, je, bœu, fœm « femme ») ;

* œ̄̀ (cœur, sœur, peur, jeune, dœ̄̀r « dur » à Vottem) ;

(é fermé long : idée, pḗr « père ») ;

eu (peu, pleu « pli ») ;

(Meuse, peûr « poire ») ;

i (gri = gris) ;

î (bîh = bise) ;

u (pu = plus) ;

û (bûz = buse) ;

an (vent, emplir, kwan = quand) ;

on (don = donc, ombre) ;

in (fin = fin, indû, main, imbu) ;

un (a djun = à jeun).

En wallon comme en français, les voyelles nasales sont longues devant une consonne (pint = pinte).

Consonnes.

diaire du français dans bois et ouate, en wallon bwè et wat ;

y représente le son intermédiaire écrit par y dans yole, yeus et Bayard, par i dans pied et bien, par ill dans bouteille, wall. botèy.

g est toujours dur : gḗr = fr. guerre ;

* représente le son final de mots anglais comme meeting ; il se trouve notamment à Verviers, où l’on dit pèho-ꬻ = liég. pèhon « poisson » ;

h est toujours fortement aspiré ;

* ɦ représente le son des mots allemands comme ich, mich, son qui se retrouve par exemple à Hannut : ouɦ = liég. ouh « porte ».

1. Les tirets dans le corps des mots séparent des lettres qui, réunies, pourraient s’interpréter comme exprimant un seul son : des mots communs au français et au wallon, ainsi bon et bonne, seront écrits bon et bo-n. Nous écrirons de même mohon « moineau », mais moho-n « maison » ; long vôy « longue voie (chemin) » et plonk « plomb », mais verviétois pèho-ꬻ « poisson », maryolin-n « marjolaine » et Madlin-n « Madeleine ».

2. Lorsque la finale d’un mot diffère selon qu’il se trouve au singulier ou au pluriel ou selon que le mot suivant commence par une voyelle ou par une consonne, ainsi dans le cas où son correspondant français est suivi d’une lettre