Page:Fabre - Une nouvelle figure du monde. Les Théories d’Einstein.djvu/66

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Schrieb ? — Est-ce un Dieu qui a tracé ces signes ? » Le grand Duhem après Hertz et Poincaré a établi, par une critique définitive, les lacunes, les erreurs, les fautes accumulées dans la démarche qui devait conduire Maxwell à ses équations. Et pourtant l’exactitude de celles-ci ne saurait être mise en doute. Ainsi nul raisonnement logique par l’abstrait philosophique ou le concret, s’il était possible de le calquer sur l’analyse mathématique, ne nous eût conduits à la vérité, car la pratique séculaire de ces raisonnements nous eût, dès les premières erreurs, détournés du chemin suivi. Seuls quelques rares esprits comme Duhem transposent dans le domaine de l’analyse ce sens de la rectitude. Mais les inventeurs ne sont inventeurs que parce qu’ils pèchent en quelque point ; on sait que le premier vol ne put être réussi que lorsque l’Académie des sciences eut prouvé qu’il ne pouvait l’être.

L’opérateur essentiel introduit par Maxwell est ce qu’il appelle le déplacement électrique, grandeur particulière existant aussi bien dans l’éther que dans la matière isolante. Il n’y a plus, entre ces deux derniers, de différence essentielle et l’éther peut être soumis à l’action de toutes les forces électriques et magnétiques. La conception d’une propagation des actions par l’intermédiaire d’un milieu, conception qui remplace définitivement celle des actions in-