Page:Faguet - Pour qu’on lise Platon, Boivin.djvu/140

La bibliothèque libre.
Aller à la navigation Aller à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


pas affirmer bien positivement que tout le reste de ce que je t’ai dit soit vrai ; mais je suis prêt à soutenir de parole et d’effet, si j’en suis capable, que la conviction qu’il faut chercher ce qu’on ne sait pas nous rendra sans comparaison meilleurs, plus courageux et moins paresseux que si nous pensions qu’il est impossible de découvrir ce que nous ignorons et inutile de le chercher. »

Et c’est pour cela qu’il n’est nullement inutile, comme quelques-uns le croient, de se livrer aux recherches métaphysiques.

Et tels sont les traits principaux de la métaphysique de Platon. Il est trop évident que même lorsqu’elle paraît être « pure » elle est tournée du côté de la morale comme vers sa fin, ou inspirée par une arrière-pensée morale très obsédante, très dominante et très impérieuse. Tout Platon est une aspiration au parfait ; et le parfait par excellence, si je puis ainsi parler, est pour lui la perfection morale.