Page:Fauche - Le Mahâbhârata, tome 1.djvu/104

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je t’aurai offert en récompense de tes leçons la chose, que tu désires. » 764.

» Que ta grâce donc me commande ce que je dois lui offrir. » A ces paroles d’Outanka : « Va, lui dit sa maîtresse, chez le roi Pâaushya, et demande-lui pour aumône les boucles-d’oreille, que porte la kshatryâ, son épouse. 755.

» Apporte-les-moi dans quatre jours ; il y aura fête, et je désire, embellie de cette parure, y servir les brahmanes. Fais ce présent au maître ! Si tu agis de cette manière, tu obtiendras le bien suprême : autrement, d’où veux-tu qu’il te vienne ? » 756.

Cela dit, il se mit en route. Il vit, chemin faisant, un taureau colossal, sur lequel était monté un homme à la taille de géant. Celui-ci dit à Outanka : 757.

« Oh ! Outanka, mange cette fiente de mon taureau ! » L’anachorète, auquel on parlait ainsi, n’en eut aucune envie. 758.

« Mange, Outanka, lui répéta cet homme ; et n’hésite pas : ton maître en a mangé déjà. » 759.

« Bien ! » répondit à ces mots Outanka. Ensuite, après qu’il eut mangé la fiente et bu l'urine du taureau, il se leva à la hâte, lava sa bouche et reprit son voyage. 760.

Il arrive. Le kshatrya Pâaushya se présente ; il voit l’anachorète assis. Outtanka s’approche, le comble de ses bénédictions et lui dit : 761.

« Une chose, dont j’ai besoin, m’a conduit vers ta majesté. » — C'est moi en effet, qui suis Pâaushya, répondit celui-ci, après l'avoir salué. Révérend, que dois-je faire ? »

« Je suis venu pour des pendeloques, qu’il me faut