Page:Fauche - Le Mahâbhârata, tome 1.djvu/13

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UN MOT SEULEMENT

À

NOS SOUSCRIPTEURS.




Ce volume renferme à lui seul plus de matière que les douze chants de l’Énéide, et cependant l’action du poème n’est pas même commencée !

C’est la moitié du grand vestibule d’un palais immense, dont les décorations originales, étranges, bizarres, ingénieuses ou naïves, gracieusement, hardiment ou vigoureusement conçues, font déjà pressentir la magnificence, la richesse, la profusion, le délicat et le fort, le riant et le sévère ; en un mot, l’inspiration toute spontanée, indépendante et neuve, qui s’est donné pleine carrière dans l’ornementation fantaisiste des salles intérieures.

Il y a là sans doute beaucoup de choses, qu’on pourrait appeler obscènes à notre point de vue européen. C’est l’antiquité crue ; nous avons risqué dire l’antiquité pure : eh bien, oui ! nous reprenons ce mot à peine rejeté. C’est l’antiquité de saintes gens,