Page:Fauche - Le Mahâbhârata, tome 1.djvu/144

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Grande montagne, qu’illuminent des simples divins, que parcourent d’épouvantables carnassiers et dont la hauteur dérobe les cieux à la vue, 1097.

Infranchissable à d’autres qu’aux Dieux en idée seulement, ornée de ruisseaux et d’arbres, toute résonnante par les troupes mélodieuses des oiseaux de mainte espèce. 1098.

Tous les Dieux à l’immense splendeur montèrent sur le sommet de cette montagne, cime pure et qui, pareille à l’infini, s’élance au plus haut des cieux. 1099.

Les habitants du ciel réunis, s’étant assis là, munis du jeûne et de la pénitence, se mirent à délibérer touchant l’ambroisie. 1100.

Le Dieu Nârâyana tint alors ce langage à Brahma au milieu des Immortels pensifs et délibérant ainsi, qui l’environnaient de tous les côtés : 1101.

« Que les troupes des Asouras et les Dieux barattent l’Océan comme du lait dans sa jarre. Ce mélange de tous les simples et de toutes les gemmes dans l’océan baratté produira l’ambroisie. Dieux, barattez donc la mer : c’est ainsi que vous trouverez l’amrita ! » 1102.

Ensuite, continua le Soûtide, ayant essayé de soulever le Mandara, le plus haut des monts, embarrassé par des masses de lianes, orné par des cimes de montagnes semblables à des cimes de nuages, 1103.

Récréé par des oiseaux de toutes les sortes, infesté par des carnassiers de tous les genres, hanté par les Apsaras, les Kinnaras et les Dieux eux-mêmes, 1104.

Élevé en hauteur de onze mille yodjanas et qui descend au-dessous de la terre dans une égale profondeur ; 1105.

Toutes les aimées des Dieux n’ayant pu, dis-je, le sou-