Page:Fauche - Le Mahâbhârata, tome 1.djvu/288

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.


Les créatures étaient vouées à l’observance du devoir, et les hommes vivaient, monarque de la terre, exempts partout des soucis et des maladies. 2467.

La caste des kshatryas gouverna donc une seconde fois cette terre, environnée de l’océan, avec ses villes, ses bois, ses montagnes ; et, sous le nouvel empire de ses lois, la caste des brahmes et les trois autres goûtèrent une joie suprême. 2468.

Exempts des fautes, qui naissent de l’orgueil et de la colère, les potentats régnaient avec justice, n’infligeant de châtiment qu’aux seuls coupables. 2469.

Tandis que la caste des kshatryas s’adonnait à la vertu, le Dieu aux mille regards, Çatakratou favorisait la terre de ses pluies versées aux temps et en lieux opportuns. 2470.

Personne ne mourait enfant, souverain des peuples, et personne ne voyait une femme avant qu’il fut arrivé à l’âge d’homme. 2471.

De cette manière, ô le plus grand des Bharatides, la terre, dans les bornes de ses mers, était remplie d’êtres arrivés à une longue vieillesse. 2472.

Les kshatryas célébraient alors de grands sacrifices, riches de mille dons, et les brahmes lisaient les Védas, les Oupanishads et les Védântas. 2473.

Les brahmes alors, sire, ne vendaient pas la sainte écriture et ne lisaient pas les Védas en présence des Çoùdras. 2474.

Les vaîçyas, qui faisaient labourer des bœufs, n’attelaient pas à la charrue des vaches maigres et les environnaient de soins. 2475.

Les hommes ne tuaient pas les veaux encore à la