Page:Fauche - Le Mahâbhârata, tome 1.djvu/339

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sur la vérité, que le fils conçu en moi sera le premier du royaume, immédiatement après toi, 2969.

» Et prince héréditaire. Je te parle sincèrement, puissant monarque. S’il en est ainsi de ta part, Doushmanta, que mon union s’accomplisse avec toi ! » 2970.

Vaîçampâyana dit :

Le roi, sans hésiter, reprit : « Qu’il en soit ainsi ! Je t’emmènerai dans ma ville, vierge au candide sourire : je te parle avec vérité, comme tu en es digne. » 2971.

À ces mots, le saint roi prit dans sa main, suivant les rites, la main de cette vierge à la gracieuse démarche et goûta le plaisir avec elle. 2972.

Il s’en alla, après qu’il eut bien rassuré sa jeune femme et lui dit à plusieurs fois : « J’enverrai pour te conduire chez moi une armée en quatre corps ; je te ferai amener par elle dans mon palais, dame au candide sourire. »

Après cette promesse, ajouta Vaîçampâyana, le monarque de la terre et des hommes s’en alla, tournant sa pensée vers le fils de Kaçyapa : 2973-2974.

« Que fera le révérend, voué à la pénitence, quand il apprendra cette nouvelle ? » Il était encore occupé de cette pensée alors qu’il entra dans sa ville. 2975.

Cette heure écoulée, Kanva revint à son hermitage ; et Çakountalâ, par pudeur, n’osa pas s’approcher de son père. 2976.

Le révérend aux grandes pénitences, à la science divine, l’ayant pénétrée et voyant d’un regard céleste la secrète aventure, lui dit avec joie : 2977.

« Ce commerce à huis clos, que tu as eu aujourd’hui avec un homme, sans te soucier de ma permission, n’est pas, heureuse fille, une infraction au devoir. 2978.

» En effet, ce mariage de l’homme, qui aime, avec la