Page:Fauche - Le Mahâbhârata, tome 1.djvu/361

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d’archibrahme Ouçanas, le petit-fils de Brahma. 3188.

Une ardente rivalité opposait continuellement ces deux brahmes l’un à l’autre. Les Dieux alors immolèrent les Dânavas, qui avaient affronté leurs armes dans la bataille.

Mais Kâvya, c’est-à-dire, le petit-fils de Brahma, les rendit à la vie grâce à une science toute divine, et les morts ressuscités combattirent de nouveau contre les Dieux. 3189-3190.

Cependant Vrihaspati, malgré sa haute intelligence, ne put ranimer ceux des Dieux, que les Asouras avaient tués sur le front du champ de bataille. 3191.

Car il ignorait cette science de la résurrection, que possédait Kâvya. Les Dieux alors de tomber dans un profond abattement. 3192.

Troublés par la crainte, que leur inspire Ouçanas, petit-fils de Brahma, ils vont trouver Katcha, le fils aîné de Vrihaspati, et lui disent : 3193.

« Réponds à l’amour, que nous avons tous pour toi : prête-nous une vigoureuse assistance. Dérobe vite cette science, qui réside en Çoukra, le Brahmide à la splendeur infinie, et tu seras participant à notre bonne fortune. Il t’est possible en effet de voir ce brahme en présence de Vrishaparvan. 3194-3195.

» Il sauve les Dânavas dans cette guerre ; mais il ne sauve pas leurs ennemis. Ton excellence peut gagner la faveur du poète, qui eut pour mère (?) Yoûrvavâ. 3196.

» Tu peux mériter les bonnes grâces de Dévayânî, la fille chérie de ce magnanime. Il n’existe personne, qui en soit plus capable. 3197.

» Dévayânî, satisfaite de ta retenue, de ta bonne conduite, de ta politesse, de ton caractère, des agréables