Page:Fauche - Le Mahâbhârata, tome 1.djvu/451

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souvenir de telle sorte qu’il pût en ce moment reconnaître son fils dans ce jeune homme. 3994.

L’inconnu à la vue de son père le frappa de stupeur au moyen de la magie et, ce prodige opéré, il disparut aussitôt. 3993.

Quand il vit cette merveille, le roi Çântanou de soupçonner que c’était son fils et de crier à la Gangâ : « Montre-toi ! » 3996.

A l’instant la Gangâ apparaît, éclatante d’une beauté suprême et tenant par la main droite ce jeune prince, magnifiquement paré. 3997.

Ornée de ses divins atours, vêtue de sa robe sans poussière, Çântanou ne la reconnaissait pas, bien qu’il l’eût vue jadis. 3998.

« Voici, dit-elle, ce huitième fils, qu’autrefois, sire, tu engendras en mon sein ; le voici devenu, puissant roi, le plus habile de tous ceux, qui savent manier les armes.

» Prends ce fils, que j’ai élevé, sire ; reçois-le, seigneur, et conduis-le dans ton palais, tigre des hommes. 3999-4000.

» Il a étudié les Védas et les Angas sous la direction de Vaçishtha ; il est plein d’énergie. Il sait manier les armes ; c’est le plus excellent des archers, il est égal au roi des Dieux dans les batailles. 4001.

» Il est tenu en grande estime chez les Dieux et les Asouras : Ouçanas n’ignore pas que ton fils sait entièrement le Çâstra. 4002.

Le fils d’Angiras, à qui les Dieux et les Démons rendent hommage, sait lui-même que le Çàstra avec les Angas et les Oupângas, est contenu tout entier dans ce jeune héros, ton fils magnanime aux longs bras. L’auguste rishi.