Page:Fauche - Le Mahâbhârata, tome 1.djvu/461

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plus excellente ! » ont dit ceux, qui dissertent sur le devoir.

« Rois de la terre, j’ai envie d’enlever ici les trois jeunes filles par la force. Employez toutes vos puissances à l’encontre, et déployez tous vos efforts pour la victoire ou la défaite ! 4091-4092.

» Souverains du globe, je vous attends de pied ferme et l’âme déterminée au combat ! » C’est ainsi que l’énergique Bhîshma parla aux monarques de la terre et au roi de Kâçi lui même. 4093.

Le rejeton de Rourou fit monter toutes ces princesses dans son char, les salua et, quand il eut auprès de lui ces trois sœurs, il s’avança rapidement. Aussitôt tous les rois de s’élancer, pleins de colère, battant leurs bras et se mordant les lèvres. 4094.

Bien grand alors fut le trouble de ces guerriers, qui à la hâte se dépouillaient des ornements et se revêtaient des armures. 4095.

ÀA voir de tous les côtés, Djanamédjaya, cet échange de parures et de cuirasses, fait par des hommes, recevant les armures et donnant les joyaux ou recevant les joyaux et donnant les armures, çà et là dispersés, on aurait dit la chûte des étoiles. Ces héros, les yeux rouges de colère, les sourcils froncés de fureur, munis enfin de toutes les armes, s’élancent dans leurs chars aux chevaux toujours attelés, aux cochers toujours prêts, et courent sur les traces du ravisseur, qui fuyait. Ensuite, Bharatide, un combat de s’engager entre eux et lui ; 4096-4097-4098-4099.

Combat tumultueux, épouvantable, d’un seul contre plusieurs. Ils décochèrent simultanément contre lui dix milliers de flèches ; mais Bhîshma de les couper vite dans