Page:Fauche - Le Mahâbhârata, tome 1.djvu/521

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rètes par sa pénitence et ses prières à voix basses, aux mânes de ses aïeux par des fils et des çrâddhas, aux hommes par sa bonté. 4658.

» J’ai payé ma dette suivant la loi aux hommes, aux anachorètes et aux Dieux : le mal que peut amener l’infraction à ces trois devoirs est annulé en moi. 4659.

» Mais je n’ai pas encore payé ma dette à mes aïeux par un fils, vénérables ascètes : je suis donc venu, pour obtenir une postérité, dans ces lieux, où sont engendrés les plus grands des hommes. 4660.

Comment me naitra-t-il un fils avec cette mienne épouse, ainsi que la veuve de mon père m’a conçu d’un grand saint ? »

« Un fils pur, exempt des péchés, semblable aux Dieux, lui dirent les rishis, est déjà en elle : nous le voyons, sire, de notre œil céleste. 4661-4662.

» Produis, grâce à tes œuvres, souverain des hommes, ce fils, que t’accordent les Destins : l’homme sage et ferme reçoit du ciel une récompense assurée. 4663.

» Veuille bien, sire, diriger tes efforts vers ce fruit, que nous entrevoyons déjà, car tu as obtenu un fils agréable et doué de toutes les qualités. » 4664.

Après qu’il eut entendu ces paroles des ascètes, reprit Vaîçampâyana, Pândou tomba dans la rêverie, sachant qu’il avait été frappé d’impuissance par la malédiction de la gazelle. 4565.

Il dit en ce lieu désert à l’illustre Kountî, sa légitime épouse : « Applique tes efforts dans mon infortune à la conception d’un fils. 4666.

« Une gloire dans les mondes associée au devoir, » c’est ainsi, Kountî, que les sages, dissertant sur les devoirs, ont toujours appelé un fils. 4667.