Page:Fauche - Le Mahâbhârata, tome 1.djvu/530

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lité, comme moi, charmante femme, qui brûle de voir le visage d’un fils. 4743.

» Aussi, ma belle, pour te fléchir, élevé-je à ma tête ces deux mains réunies, qui par le brillant de leurs ongles rouges ressemblent aux pétales du lotus. 4744.

» Veuille donc, suivant mon ordre, femme aux beaux cheveux annelés, concevoir pour moi des fils vertueux d’un brahmane distingué par sa pénitence : que, grâce à toi, ravissante dame, j’entre dans la voie des pères ! »

À ces mots, reprit Vaîçampâyana, Kountî, qui trouvait son plaisir dans le bonheur de son époux, Kountî à la taille charmante répondit en ces termes à Pândou, le conquérant des villes ennemies : 4745-4746.

« Au temps de mon adolescence, dans le palais de mon père, j’étais chargée de recevoir les hôtes : j’eus l’occasion alors de servir un brahme sévère aux vœux parfaits. 4747.

» Il est appelé Dourvâsas, aux desseins mystérieux, Dourvâsas, qui enchaîne les hommes dans le devoir. Mes soins plurent au révérend à l’âme épurée, et il me donna une grâce assaisonnée de magie. 4748.

« En même temps qu’il me donnait cette formule d’évocation, il me tint ce langage : « Quelque Dieu, que tu fasses venir avec cette formule, il subira de gré ou de force ta volonté. 4749.

» Par la grâce de chacun d’eux, princesse, un fils te sera donné. » C’est ainsi, rejeton de Bharata, qu’il me parla dans le palais de mon père. 4750.

» La parole de ce brahmane est certaine : le moment est venu d’en user ! Avec ta permission, sire, je vais évoquer un Dieu ! 4751.