Page:Fauche - Le Mahâbhârata, tome 1.djvu/557

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épanouis, où la terre se tapissait de fleurs suivant les saisons. 5005.

Assis là, tous les fils de Pândou et les Kourouides de savourer çà et là en grand nombre les jouissances secrètes de leurs désirs. 5006.

Puis, en étant venus à folâtrer dans ce bois charmant, ils se présentèrent de toutes parts les uns à la bouche des autres mainte chose délicieuse à manger. 5007.

Excité par l’envie de tuer Bhîmaséna, le perfide Douryodhana fit jeter le plus subtil poison dans un aliment.

Il se leva, et, pareil à un rasoir par le cœur, semblable à un Dieu par la bouche, le scélérat donna lui-même, comme un ami, comme un frère, ce mets copieux à Bhîmaséna, qui l’attendait sans aucun soupçon du crime. 5008-5009-5010.

Riant au fond du cœur, Douryodhana, le plus vil des hommes, se crut arrivé au comble de ses vœux. 5011.

Les Dhritarâshtrides et les Pândouides, tous l’esprit en bel humeur, prirent de compagnie leurs amusements au milieu des eaux. 5012.

Les enfants de Kourou, à la fin de leurs jeux, furent vêtus de blancs habits et bien parés. À l’extrémité du jour, ces héros, que les divertissements avaient fatigués, désiraient aller se reposer dans les chambres de la maison de plaisance ; et Bhîma, tout robuste qu’il fût, était épuisé lui-même jusqu’à la plus extrême fatigue. 5013-5014.

Il fit ramener en voiture les jeunes princes, sortis des amusements du bain ; et, comme il avait besoin d’un lieu pour dormir, il monta sur la hauteur à la cime du promontoire et s’y assoupit. 5015.

Ayant trouvé là un vent frais, le fils de Pândou fatigué.