Page:Fauche - Le Mahâbhârata, tome 1.djvu/562

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ments blancs, paré d’une guirlande, le prince aux longs bras, honoré d’une fête dans le palais des serpents pour la bonne fortune du voyage ; 5056.

Ayant mangé d’une nourriture sans pareille, donnée par les puissants Nâgas et composée des herbes les plus odorantes mêlées à des simples, capables de neutraliser tout poison ; 5057.

Comblé d’hommages et salué de bénédictions par les serpents, le héros Pândouide, tout couvert de célestes parures, ayant dit adieu aux Nâgas, 5058.

Se leva, l’esprit dispos ; et le brave aux yeux de lotus bleu fut jeté par le souverain des reptiles hors du monde des serpents, au-delà des eaux du Gange. 5059.

Le rejeton de Kourou se vit replacé au même lieu bocager, d’où il était tombé, et soudain les Nâgas disparurent aux yeux du Pândouide. 5060.

Le fils de Kountî, Bhîmaséna aux longs bras, à la grande vigueur, se lève et se rend à la hâte auprès de sa mère. 5061.

Là, quand il s’est incliné devant sa mère et son frère aîné, le héros, qui broie les ennemis, baise sur la tête ses frères plus jeunes. 5062.

Ces princes et sa mère l’embrassent et ils s’entre-disent ces mots, qu’inspire une mutuelle amitié : « Oh ! bonheur ! oh ! bonheur ! » 5063.

Ensuite Bhîmaséna à la grande force, au mâle courage, de raconter à ses frères toute la conduite du perfide Douryodhana. 5064.

Le fils de Pândou leur exposa complètement ce qui lui était arrivé dans le monde des Nâgas, sans rien omettre ni du bien, ni du mal. 5065.