Page:Fauche - Le Mahâbhârata, tome 1.djvu/611

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.


considérant la solide amitié, la compatissance aux peines de ses domestiques, la droiture, l’humanité, la patience, la fermeté et la constance d’Youddhishthira, fit reconnaître comme prince héréditaire ce fils de Pândou. 5517-5518.

Après un long espace de temps, ce fils de Kountî éclipsa la gloire de son père, grâce à ses observances, sa conduite, son excellent naturel. 6619.

Le fils de Pândou, Bhîma au ventre de loup acquit une science immortelle sous la direction de Sankarshana dans les combats à l’épée, dans les combats à la massue, dans les combats de char. 5520.

Son instruction achevée, Bhîma, qui était l’égal de Dyoutmaséna pour la force et connaissait l’essence des flèches, des bhallas, des traits en fer et des kshouras, marchait dans l’empire sur ses frères en vigueur et fermeté du poing, en vitesse, en habileté à percer un ennemi. 5521-5522.

« Il n’existe personne au monde, qui soit l’égal de Bîbhatsou en légèreté, en excellence ! » Telle était l’opinion fixe de l’anachorète Drona. 5523.

Celui-ci dit un jour à Goudâkéça dans l’assemblée des Kourouides : « Mon maître fut jadis le disciple du saint Agastya, dans la science de l’arc. 5524.

» On l’appelait Agnivéça et je fus son disciple, rejeton de Bharata. Mes efforts tendaient sans cesse à faire sortir un progrès à venir d’un progrès obtenu, aussi mon exactitude à mes devoirs fût-elle récompensée par le don de cette arme, qui n’est jamais vaine, qui ressemble au feu, qui est nommée la Tête-de-Brahma et qui suffirait à consumer la terre elle-même. 5525.