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LE MAHA-BHARATA.

Krishna vit assis là Youddhishthira aux grands et larges bras ; il décrivit un pradakshina autour d’Adjâtaçatrou et de ses frères, assis l’un à la suite de l’autre et semblables à cinq flamipes. 7149.

Ensuite le Vasoudévide, s’étant approché du fils de Kountî, le plus vertueux des hommes vertueux, lui dit ; « Je suis Krishna ! » puis, il embrassa les pieds d’Youddhishthira, le monarque ami d’Adja. 7150.

Le fils de Rohinî fit de même après lui. Les héros nés de Kourou se réjouirent de voir les Yadouides, ces fils de la sœur de leur père, et, chef des Bharatides, ils en prirent les pieds dans leurs mains. 7151.

Adjâtaçatrou, l’héroïque rejeton de Kourou, fixant les yeux sur Krishna, s’enquit de sa bonne santé : « Comment, Vâsoudéva, lui dit-il, nous as-tu connus, nous, qui tous habitons ces lieux sous un déguisement ? » 7152.

Vâsoudéva lui répondit én riant : « Le feu a beau se déguiser, il ne peut manquer d’être connu, sire ! Existe-t-il parmi les enfants de Manou, autres que les fils de Pândou, un homme, capable d’exécuter un tel exploit ?

» Oh bonheur ! vous avez tous échappé, invincibles héros, à cet épouvantable incendie ! Oh bonheur ! le criminel fils de Dhritarâshtra et son ministre ne sont pas arrivés au comble de leurs vœux ! 7153-7154.

» Jouissez en maîtres de mes trésors déposés dans une caverne ; grandissez en vous accroissant comme la flamme et que nul des princes ne puisse vous reconnaître ! Vous irez sans danger maintenant au palais du roi. » À ces mots, ayant reçu congé du Pândouide, le Dieu fait homme à la fortune immortelle s’en alla vite, accompagné de Baladéva. 7155.