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LE MAHA-BHARATA.

En outre, il se disait, pensant au devoir, lui, de qui l’énergie et la vigueur étaient prodigieuses : « D’où pourrait donc venir le bien de tous les mondes ? » Ce fut dans cette pensée qu’il appliqua son esprit au sacrifice. 519.

Youddhishthira, le plus fort de tous ceux, qui soutiennent le devoir, répandit ses faveurs sur toutes les créatures, et procura entièrement le bien à tous ses sujets. 520.

« Qu’on donne à tous ce qu’il faut donner ! — Ceci est le devoir ! — Ceci est le juste devoir, qui efface la colère et l’orgueil ! » On n’aurait pu entendre chez lui une autre parole. 521.

Les choses étant ainsi, les hommes respiraient sous lui, comme s’il était leur père ; il n’avait pas un seul ennemi : c’est de-là que vint son nom d’Adjâtaçatrou, c’est-à-dire, l’homme, qui n’a point d’ennemi. 522.

Sous les faveurs du monarque, sous la protection de Bhîmaséna, sous la force de Bîbhatsou-l’Ambidextre à repousser les ennemis, 523.

Sous la règle des devoirs du prudent Sahadéva, sous la modestie naturelle de Nakoula envers tous, le peuple vivait alors sans guerre, sans crainte, chacun trouvant son bonheur dans les occupations de sa caste. 524.

Les campagnes avaient des pluies à volonté, elles prospéraient avec les choses du sacrifice, la surveillance des troupeaux, l’agriculture, le prêteur, le marchand. 525.

Tous ces biens n’avaient pas d’autre cause que les soins du monarque : et, tandis qu’Youddhishthira se maintenait dans la vertu, il n’y avait là, ni filouterie, ni vol ; rien n’y souffrait du feu des maladies. On n’entendait pas dire que le roi ou un ami du roi eussent fait l’un pour