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LE MAHA-BHARATA.

vérité, va célébrer un sacrifice, où seront départis les plus riches honoraires. Paye le tribut à ce prince afin qu’il obtienne, grâce au sacrifice, l’empire universel, son désir. 1007.

» Ta majesté est l’amie de mon père, elle est satisfaite de moi : ce n’est donc pas un ordre, que je lui donne : paye ce tribut comme un don émané de ta bienveillance. » 1008.

« Fils de Kountî, reprit Bhagadatta, ce que je suis pour toi-même, je le suis également pour Youddhishthira. Je lui payerai ce tribut : quelle autre chose veux-tu que je fasse encore ? » 1009.

Dhanandjaya répondit à ces mots de Bhagadatta : « Cette adhésion ne laisse plus rien à faire ! » 1010.

Après cette victoire, le fils de Kountî, Phâlgouna aux longs bras, s’en alla de ce pays vers la plage septentrionale, que tient sous sa garde le Dieu Kouvéra. 1011.

Là, ce prince, né de Kountî, dompta ce qui était dans la montagne, hors de la montagne et sous la montagne. 1012.

Vainqueur des montagnes et des rois différents, qui les habitaient, il rangea tous ces potentats sous sa domination et enleva d’eux entièrement les richesses. 1013.

Accompagné de tous ces rois, dont il avait gagné l’amitié, il marcha contre Vrihanta, sire, qui avait mis sa demeure dans Ouloûka. 1014.

Il ébranlait cette terre avec les cris de ses éléphants, avec le bruit des roues de ses chars, avec le son éclatant de ses tambours. 1015.

Bientôt Vrihanta sort à la hâte de cette ville avec une armée en quatre corps et livre bataille à Phâlgouna. 1016.