Page:Feller-Weiss-Busson - Biographie, 1847, Tome 7-8, SOUB-ZURB.djvu/1076

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ZIN

fcciesiastica ; , avec fig., Meissin, 168-4, in-i. Il y a des choses cririeiises ; une Disseï lation sur ces paroles de Tertiillien ; Fiunt. noyi nascunlur chrisliani , où ce Père fait reman|iier que la foi chrélienne était l’efFel de la conviction , et non d’un préjugé de naissance ; Florilegium philulogicu-hisioricum , Meissin , •IfisT, in-i, avec fig. Cet ouvrage, par ordre alphabélique, traite des arts et sciences, el l’auteur indique à chaque article les ouvrages où chaque matière est traitée au long.

’ ZIMMERMANN (Jean-George), philosophe et médecin, né à Brugg, petite ville de Suisse, en 1728, fut leçu docteur en médecine à l’université de Goellingue en 1731. Il voyagea ensuite en Hollande, si^journa quelque temps à Paris, et revint d’ahord à Berne, puis dans sa ville natale, d’où ses écrits ne tardèrent pas à porter sa renommée dans toute l’Europe. Nommé successivement médecin de Georges 111, roi d’Angleterre, puis de Frédéric II, roi de Prusse, il reçut de Catherine II, de Russie, de riches présents, et entretint une correspondance suivie avec celte impératrice. Ennemi déclaré de la révolution française, qu’il avait prévue et qu’il legardait comme l’œuvre des illuminés, il l’attaqua dans plusieurs écrits aujourd’hui peu connus, et mourut à Hanovre le 7 octobre 1795. Ses principaux ouvrages sont : Traité de la solitude, Zurich, 1756, in-8, souvent réimpr , et trad. en franc, par Mercier, Paris, 1790, in-12, et par A.-J.-L. Jourdan , •1823, in-8 ; Sur l’orgueil national , Zurich, 1738, in-8 ; trad. en franc., Paris, 1709 , in-12 ; De l’expérience en médecine , Zurich , 1 765-74 ; trad. en franc, par Lefehre de Villebrunc, Paris, 177-1, 3 vol. )n-1 2 ; Avignon, 1800, 5 vol. in-î2 ; Montpellier, •1818, in-8 ; De la dyssenterie , Zurich, 1707 ; trad. en franc., 1773, in-12 ; Vie de Haller, Zmich, 1738, in-S ; Correspondance de t impératrice de Russie acec Zimmermann. imprimée en 180i. La Vie de ce médecin a été écrite par Tissot.

ZlNGARELLl ( Nicolo), né à Naples en 1732, avait à peine 7 ans quand son péfe mourut ; ses parents le firent entrer au conservatoire de Lorello, où il eut Frénaroli pour maitre de composition ; Cimaro ? a, Giordanello étaient ses compagnons d’étude. En sortant de cette école, il se mit sous la direction de l’abhé Spernaza pour arriver à connaître tous les secrets de la théorie musicale. En 1781, il écrivit Montézuma pour le théâtre de Naples ; cet opéra, rcmarqualile sous le rapport du travail d’harmonie, était peu mélodieux ; Haydn le trouva fort à son goût, mais les Napolitains ne l’applaudirent point. Zingarelli abandonna dès lors le style recherché, et la mélodie qu’il fil entendre dans Alzmda, composé à Milan i|ualre ans après , lui valut son premier succès dramatique. Lu grand nombre d’opéras suivirent ces premiers essais ; les pins généralement applaudis furent : Pirro ; Arta’iersc ; liomeo é Giulieta ; il conte di Saldagna ; Inei de Castro ; plus deux oratorios ; la Disiruzione di Gierusalemme ; il Triunfo di Daride. Après une courte apparition en France, où il ii’ajonla aucun litre nouveau à sa gloire, Zingarelli fut nommé en 1806 niailre de chapelh ; du Vatican, pour succéder à Guglielmi qui venait de jnourir. Depuis cette époque, il cessa de composer pour le théâtre ; mais il écrivit encore une infinité de messes j de vêpres et de motets. Nommé ensuite directeur du conservatoire de Naples, il y mourui au mois de mai 1837, à 83 ans.

ZINGHA ou XINGA, reine d’Angola, était .sœuj de Gola-Bendi, souverain de ce royaume dans Ij xvM*^ siècle. Après divers accidents et aventures, di venue souveraine, elle résolut d’abolir lescoutumi affreuses , et surtout le culte abominable des Giaga ! et de retourne)- au chiislianisme, qu’elle avait ai trefuis embrassé par politique. Le vice-roi porlugai de Loendo , informé de son changement , lui envo ; un capucin nommé le P. Antoine de Gàiette. Ce mij sionnaire reçut son abjuration, et la détermina céder au roi de Porlugai ses prétentions sur royaume d’Angola. Zingha publia ensuite des édi pour l’abolition des victimes humaines el des auti superstitions des Giagas, et s’appliqua avec ardei à étendre le christianisme dans ses états. Mais grand âge ne lui laissa pas le temps d’achever si ouvrage. Elle mourut dans de grands sentiments piété le 17 décembre 1604, à 82 ans, laissant nation à demi-policée, et inconsolable de sa perl Castilhon a ourdi im ennuyeux roman sur celle reine : le Dictionnaire de Moréri contient aussi un long article composé sur des relations fabuleuses. • ZlNl ( Pierre-François) , ecclésiastique , né vers 1320, à Vérone, après avoir enseigné la philosophicà Padoue, obtint l’archiprètrise de Lonato, et un canonical du chapitre de Saint-Elicnne de sa ville nalalc. 11 occupait celte dignité lorsque Aide Manncc le jeime lui dédia son livre intitulé : Eleganze loscam. H vivait encore en 1373. On lui doit des traductionde plusieurs ouvrages des Pères grecs, entre auln de saint Grégoire de Nysse, de saint Grégoire ((■ azianze , du Commentaire de Théodorel sur le Can tique des canliqties, de saint Ephrem, de saint Jean Damasccne ; Tabulœ grœcnnim instilutio7ium ; Constituliones editœ a Joanne Matthœo Giberto , in vmw reitactœ , Venise, 1365, in-i ; Exempta triainsign naturœ , legis el gratiœ seu Philoîiis judœi vita J" sephi patriarchœ, ejusdem lilri très vitœ Mosis : interpretatione Zini. Venise, 1374, in-8. Le P. 1’ Quien , dominicain, qualifie Zini de vir utriusiji’ linguœ latinœ et grœcm callentissimus (voij. la Veroii illustrala de Mafi’ei, part. 2, page 523). ZINZENDORF (Nicolas-Louis, comte de), né en 1700. d’une famille originaire d’Autriche, fils de Georges-Louis de Zinzendorf , chambellan du roi Pologne, électeu-de Saxe, mourui en 1700 ; il s’i ■ rendu fameux dans ce siècle par la foudalion rli- I secte des Hernuters ou Hernliulers . qui commeiii, à se former à Bartelsdorf , dans la hante Lusace, en 1722. Il bâtit poui’ eux une maison dans une foivi voisine, el , à la fin de 1752, il y eut assez d’h.ibilalions pour faire un village considérable qu’û^ nomma Uernuth ou Hernhuth (garde ou gardien^ Seigneur ). La rapidité avec laiiuelle celte secte sV répandue en Bohème, el surtout en Moravie, l’af considérer comme un i-esle des adumites. ( Foi/. ’ CARD , Jean. ) Coyer, Busching, et d’autres obsci leurs superficiels, surtout Hegner, Hernhuter même, ont fait de grands éloges de celle seçl mais ceux ipii l’ont étudiée à fond en ont porté