Page:Ferrier - La Marocaine.pdf/50

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SOLIMAN.

Mais alors, pas si bête de t’efféminer ! Tu n’as pas une idée meilleure ?


OTTOKAR.

Je cherche.


HUZKA.

Il ne trouvera pas.


SOLIMAN.

Eh ! bien, j’en ai une, moi !


TOUTES.

Oh !


SOLIMAN.

Venez un peu, que nous la ruminions à nous trois ! Vous êtes pacha ! vous avez douze cent treize femmes, et un neveu qui guigne votre succession ; que faites-vous ?


OTTOKAR.

J’y suis, vous flanquez les douze cent treize femmes à votre neveu…


HUZKA.

Ça l’effémine…


SOLIMAN.

Et il ne pense plus à vous détrôner !


OTTOKAR.

Profond !


HUZKA.

Superbe !


SOLIMAN.

Admirable ! (Appelant Sélim qui est au fond à gauche avec Fatime.) Sélim… Plein de dispositions, ce petit !… Sélim !


SÉLIM, s’approchant.

Mon oncle ?