Page:Ferrier - La Marocaine.pdf/54

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SOLIMAN.

« Daignera-t-elle… »


FATIME.

« Daignera-t-elle… »


SOLIMAN.

« Jeter un regard… »


FATIME.

« Jeter un regard… »


SOLIMAN.

Sur les humbles attraits de son humble esclave ? »


FATIME, se levant.

Ah ! flûte, par exemple !


SOLIMAN.

Tu dis ?


FATIME.

Je dis flûte !… je n’en veux pas, de votre cérémonial… Humbles attraits… Ils ne sont pas si humbles que ça, mes attraits ! voyons, avouez-le !


SOLIMAN.

Je l’avoue.


FATIME.

Vous ne pouvez pas voir… vous êtes trop loin !… Vous êtes trop haut, maintenant ! perché là-haut, sur votre bête de trône !… Descendez… allons… venez, venez !


SOLIMAN, descendant.

Elle bouleverse le cérémonial… mais si gentiment.


FATIME.

Allons, plus près… plus près encore !… et regardez un peu ! Eh bien ! qu’en dites-vous, de mes humbles attraits ?


SOLIMAN.

Je dis que tu es un miracle de grâce et de beauté, je dis que je t’admire, je dis que je t’adore…