Page:Ferrier - La Marocaine.pdf/62

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––––––À mon tour c’est moi qui réclame,
––––––Fichez-moi, tous les deux, la paix !
––––––J’ai besoin d’embrasser ma femme !

OTTOKAR.
––Moi, ma fille !

ACHMED.
––Moi, ma fille ! Moi, ma sœur !

SOLIMAN.
––Moi, ma fille ! Moi, ma sœur ! Moi, ma femme !

FATIME.
––Moi, ma fille ! Moi, ma sœur ! Moi, ma femme ! Assez !
––––––––––––Cessez !
––––––––––––Et dame !
––––––Moi, je commence à me lasser
––––––De cette rage d’embrasser !

SOLIMAN.
––––––Quelle engeance et quel cauchemar !
––On s’embrasse trop dans la famille Ottokar !
REPRISE DE L’ENSEMBLE.

Scène VIII

Les Mêmes, HUZKA.



SOLIMAN.

Allons, bon ! la belle-mère ! non ! c’est Huzka ! tu n’es pas de la famille, toi ?…


HUZKA.

Non, Votre Hautesse, mais je suis maître des cérémonies, en même temps que colonel des janissaires, et, comme maître des cérémonies, je viens vous annoncer…


SOLIMAN.

Les Kabyles ?… Qu’ils viennent donc… mais qu’ils viennent !

Il va à son trône, Achmed et Ottokar s’asseyent aussi.