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AUTOUR D’UN CANDIDAT

Fèvres. Jusque-là, elle craignait un refus, mais cette acceptation lui parut d’un excellent augure, et elle ne rêva plus que triomphes.

On ferait une publicité digne de la cause, du pays et du héros.

Les autres invités furent pressentis et leurs réponses furent enthousiastes.

Ils ne s’attendaient pas à une semblable fête. Les de Fèvres n’habitaient ce château que depuis deux ans car il appartenait auparavant à un vieil oncle décédé depuis ce moment.

M. et Mme Lavaut eurent un élan vers le ciel qui leur envoyait des mois inattendus de villégiature, sans bourse délier.

Leur fils Alfred se réjouit d’aller à la chasse aux papillons et aux insectes.

Son père lui dit :

— Je pense qu’après ce séjour, tu auras le courage d’entrer dans un bureau… La vie devient de plus en plus chère…

— Mais je travaille, papa !

— Oui, sans rien gagner…

— Je ne suis pas ambitieux… mes coléoptères, mes papillons, mes…

— Tais-toi, tu me rends malade…

Leur fille Louise fut enchantée autant que sa bonne petite nature put le témoigner. Vivre parmi les fleurs et les oiseaux, sous l’égide de Jeanne si dévouée, la comblait d’aise. Elle n’aimait pas l’agitation de Paris et songeait que le séjour de vacances serait écourté à cause de la cherté ! Donc, se trouver à la campagne dans de telles conditions la rendait presque exubérante.

Mme Lavaut en oubliait ses façons de femme toujours lasse. Elle supputait l’économie ap-