Page:Figuier - Les Merveilles de la science, 1867 - 1891, Tome 5.djvu/62

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également se rendre par ces canaux, à l’échappement. La vapeur se rend alors par un conduit dans la boîte du tiroir du grand cylindre, qui est exactement pareille à celle du petit cylindre. Mais ici l’échappement se fait au condenseur.

Dans cette machine l’admission de la vapeur dans le petit cylindre se fait pendant toute la durée de la course ; le grand cylindre ayant un volume de quatre à six fois le volume de vapeur admis à chaque coup de piston. Mais ces détentes ne sont pas assez économiques, et l’on a été amené à faire commencer la détente à l’intérieur même du petit cylindre. Pour cela, on fit d’abord usage d’un simple tiroir à recouvrement, sans aucun appareil supplémentaire, fixe ou variable.

Mais ces machines, tout en donnant d’excellents résultats, au point de vue de la consommation, présentaient encore des inconvénients.

Le réglage par papillon ne permettait pas de donner aux machines une parfaite régularité de vitesse, sous toutes charges, surtout avec des machines peu chargées.

L’impossibilité d’admettre moins de cinq dixièmes de la course du petit piston avec un simple tiroir à recouvrement avait pour résultat d’amener un étranglement considérable de la vapeur par le papillon. Quand la charge à enlever ne nécessitait pas une admission de cette importance, il en résultait naturellement une consommation moins économique.

Ces considérations amenèrent MM. Powell à essayer l’application d’une détente variable par le régulateur, pour l’admission de la vapeur au petit cylindre. Ils adoptèrent le système de déclic inventé par M. Correy, leur ingénieur.

Les premières applications de ce système furent faites sur des machines existantes ; les résultats obtenus ayant été excellents, tant au point de vue de l’économie de consommation qu’à celui de la régularité de la vitesse, l’appareil fut depuis appliqué à toutes les machines de Wolf nécessitant une vitesse très régulière, ou soumises à des efforts variables.

Voici la disposition de ce dernier appareil. La forme ordinaire des boîtes à vapeur est conservée ; la vapeur arrive directement des chaudières à l’enveloppe entourant les deux cylindres et passe de là, par une valve de mise en route, à la boîte à vapeur du petit cylindre.

Le mouvement est donné au tiroir par un excentrique triangulaire comme dans la machine précédente, les tiroirs sont réglés de la même manière.

Le but de l’appareil de détente est de faire cesser l’admission de vapeur à une période quelconque de la course du petit piston, depuis 0 fermeture complète jusqu’à 0,9 de la course.

La figure 47 représente l’ensemble de la machine. Les figures 48, 49, 50 et 51 redonnent des détails de la distribution.

Le petit tiroir A, de forme plane (fig. 48 et 49), présente deux faces parallèles dressées ; la face intérieure, qui frotte sur la glace du cylindre, est disposée comme celle d’un tiroir ordinaire. Le réglage peut se faire pour permettre une admission de six à neuf dixièmes de la course du petit piston, suivant la charge maximum sous laquelle la machine doit fonctionner. La face extérieure présente deux orifices rectangulaires, dont les dimensions correspondent à la section d’orifice découverte par les bords de la face intérieure.

Deux palettes BB′ sont maintenues appuyées sur la face extérieure du tiroir par la pression de la vapeur, et peuvent en fermer complètement les deux orifices, de manière à intercepter toute communication entre la vapeur de la boîte et le cylindre.

Les palettes sont fixées à deux tiges, C′, C qui sortent de la boîte de vapeur par des presse-