Page:Flaubert Édition Conard Correspondance 2.djvu/185

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DE GUSTAVE FLAUBERT. 179 , Je ne t’ai pas encore, suivant la promesse que t pe! t’ava1s Faite, ramassé des cailloux du N1l , car le V ` il a peu de cailloux. Mais fai pris du sable. Nous ne désespérons pas, quoique cela soit diflicile, I d’exporter (expression commerciale) quelque momie. ‘ 1 . . , . . Ecris-mo1 donc d archi-longues lettres, envoie- moi tout ce que tu voudras, pourvu qu’il y en ait beaucoup. . ' · Dans un an a cette époque-c1 je serai de retour. - Nous reprendrons nos bons dimanchesde Croisset. Voilà bientôt cinq mois que ie suis parti. Ahl je pense à toi souvent, pauvre vieux. Adieu, je te serre ai deux bras, y compris tous tes cahiers. P. S. ——- Si tu veux savoir l'état de nos boules, nous sommes couleur de pipe culottée. Nous en- graissons, la barbe nous pousse. Sassetti est habillé à l’Egyptienne. Maxime, l’autre jour, m’a chanté du Béranger pendant deux heures et nous avons · passé la soirée iusqu’à minuit ai maudire ce drôle. ` Hein! comme la chanson des «Gueux» est peu Faite pour les socialistes et doit les satisfaire mé- diocrementl I . 25;. A sa MÈRE. lpsamboul, 24. mars 1850. Dimanche des Rameaux. ` Si cette lettre t’arrive, pauvre vieille, elle sera i probablement encore mieux reçue que les autres , 1 car il est probable que les derniers courriers ne t’en ont pas apporté. Tu recevras celle-ci de Wadi-Ha Fa, c’est-à-dire du point le plus éloi- I2-