Page:Flaubert Édition Conard Correspondance 2.djvu/191

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DE GUSTAVE FLAUBERT. 18; ment Maxime ne se fait as crever avec la rage photographique qu’il depljoieg du reste il reussit parfaitement. Quant a moi, qui ne Fais que con- templer la nature, Fumer des chiboulcs et me _ _ ` romener au soleil, ïengraisse. Mais je deviens bien laid. Mon nez rougit, et il m’y pousse des poils comme a celui du capitaine Barbet. Adieu, pauvre tant adoree; je t’embrasse et te surembrasse. 2;;. ALA MÉME. i I [22 avril 1850.] Nous sommes en plein ete. A 6 heures du ma- tin, nous avons regulierement vingt degres Réau- mur à l'ombre; dans la `ournee c’est trente environ. La moisson est Faite depuis longtemps et avant- hier nous avons mangé une pastèque. Ou es-tu, toi, pauvre vieille? est-ce a Croisset? a Nogent? a Paris? Et ce voyage d’Angleterre? Envoie-moi les plus lon ues lettres possible; parle-moi de toi, de ta vie, dâ tout ce qui se passe. Comme la pe- tite‘l.iline sera gentille l'biver prochain! Fait—elle bien des progres dans la lecture ? ` Ciest une bien bonne vie que celle que nous menons. Voila le voyage de Nubie fini. La con- clusion de celui d’Egypte approche aussi. Nous quitterons notre pauvre cange avec peine. Main- nant·nous redescendons lentement ai l’aviron ce grand lleuve que nous avons monte avec nos deux — voiles blanches. Nous nous arrêtons devant toutes les ruines. On amarre le bateau, nous descenclons