Page:Flaubert Édition Conard Correspondance 2.djvu/193

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DE GUSTAVE FLAUBERT. 187 Nous lisons dans les temples les noms des vosyaglejursg cela nous. paraît bien grêle et bien _ vain. ous n avons mis les nôtres nulle part. Il y en a qui ont dû demander trois iours a être gravés, tant c’est profondément entaillé dans la pierre. Quelques-uns se retrouvent partout avec une . · constance de bêtise sublime. Il y a un nommé Vidua, surtout, qui ne nous quitte pas. Avant—hier, à Ombos, Max a découvert celui de ce pauvre Darcet. l..es lettressont la a se ronger au grand air, pendant que son corps se pourrit la-bas, dans une troisième partie du monde. Cest sans doute ce pauvre nom, a demi ellacédéia, qui survivra de lui , e plus longtemps. Il est venu l’écrire en Egypte, ` _ il a vecu à Paris, et il a été mourir en Amérique. V Quelles réflexions philosophiques, comme dirait Fellacherml Toutes les fois que nous arrivons devant des statues, dans un temple, Max Fait devant elles le salut arabe en portant la main à son Front, et s’in— lormant de leur santé. ça ne varie pas. Sassetti a depuis quelque temps une rage de chasse que rien n’arrête. Il est vêtu a l'Egyptienne, ce qui lui donne un air mastoc assez risible. Cest un arçon de très bon cœur et qui nous est fort dâvoué. II possède beaucoup de talents utiles. Maintenant il est cordonnier et raccommode nos. chaussures avec du HI de fouet cire. Nos hardes s'usent. Le chic commence. .l e donnerais je ne sais quoi our que tu puisses connaître ce brave Joseph. Cest une des balles les plus curieuses qu’il soit possible de voir. ll se_ livre toujours à la confection des douces (1) Professeur d’êcriture a Rouen.