Page:Flaubert Édition Conard Correspondance 2.djvu/269

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` DE GUSTAVE FLAUBERT. 263 II _y a des bandes de goélands qui nagent entre les navires. Les pigeons perchent sur les cordages des navires et de la s’envolent pour aller se poser sur les minarets. . Vous ne sauriez croire, mon vieux, combien nous pensons a vous et combien nous vous regret- tons, ici particulièrement. Vous seriez capable d’y asser le reste de votre vie. Une Fois entre dans lès bazars, vous n'en sortiriez plus. Toutes les boutiques sont ouvertes, on s'asseoit sur le bord, on prend la pipe du marchand et on cause avec lui. On peut y revenir vingt jours de suite sans rien acheter. Quand un marchand n’a pas ce que vous désirez, il se lève de dessus son tapis et vous mène chez un voisin. Mais quand il s’agit du prix, il faut, regle enérale, commencer par rabattre les deux tiers. ân se dispute pendant une heure; il jure par sa tête, par sa barbe, par tous les pro- phètes, et enfin vous finissez par avoir votre mar- chandise avec 50, 60 ou 75 pour 100 cle rabais. Les Persans particulièrement sont cl’inFâmes gueux. Avec leur bonnet pointu et leur grand nez, ils ont des balles de gredins très amusantes. Sté hany, notre drogman, a une ra e de Perse et de Fersans incroyable; partout où il en rencontre, il slarrête ai causer avec eux. ' 27;. À SA MÈRE. Constantinople, 4. décembre 1850. Sais-tu que tu liniras, chère vieille, par me donner une vanité démesurée, moi qui assiste ai la décroissance successive de cette qualite qu’on ne