Page:Flaubert Édition Conard Correspondance 2.djvu/367

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DE C-USTAVE FLAUBERT. 561 elle ne peut s'en défaire avantageusement, en tota- lité ou en partie, a me le renvoyer par la poste à Croisset. La lettre est partie. ` Mauvaise semaine. Le travail n’a pas marché; j'en étais arrivé a un point ou je ne savais trop que dire. Cétaient toutes nuances et finesses ou je n’y voyais goutte moi-méme, et il est fort difficile de rendre clair par les mots ce qui est obscur encore ` dans votre pensée. lai esquissé, gâché, pataugé, h · tâtonné. J e m'y retrouverai peut—être maintenant. 'Oh! quelle polissonne de chose que le style! Tu n’as point, je crois, l’idée du genre de ce bouquin. Autant `e suis débraillé dans mes autres livres, autant dlans celui—ci je tâche d'être boutonné et de suivre une ligne droite géométrique. Nul lyrisme, pas de réflexions, personnalité de l’auteur absente. Ce sera triste ai lire; il y aura des choses atroces de misères et de fétidité. Bouilhet, qui est venu dimanche dernier a 3 h. comme je venais de t'écrire ma lettre, trouve que je suis dans le ton et espère que ce sera bon. Dieu l'entendel Mais ça prend des proportions formidables comme temps. · A coup sûr, je nlaurai point lini at l'entrée de lihi- ver prochain. le ne fais pas plus de cinq at six pages dans ma semaine. . Les vers de la Presse m'ont semblé meilleurs qu’a la première lecture, quoiqu'il y ait, dans cette pièce, un défaut capital : c est le non—enchaînement de la premiere partie avec la seconde. L’Orient (1**), Hypathie (2.°) étaient assez fertiles pour occa- sionner deux piéces séparées. On ne voit pas net~ tement comment la première amène la seconde. Quant à la dédicace, entre nous ton procédé est A un peu leste vis-à-vis de l\/lax.~Puisque tu [la] lui _