Page:Flaubert Édition Conard Correspondance 2.djvu/382

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V 3 CORRESPONDANCE I V ' , I _ 'Dimanche. 4 J J’ai écrit a Pradier pour le concoursm des lundi dernier. Quant ai Sénard, je le connais trop peu pour lui rien `recommander. Je ne l’ai vu que deux Fois et dans des visites payées, pour les aflaires de mon beau-frere. Je connais ses gendres, mais les rico- chets n’iraient pas jusque—la. - — Je crois du reste qu’il connaît peu d’académi— ciens. Sa société était celle de l'archevéque de Paris et de Cavaignac, l’année derniere. Quant a q Berryer, ils doivent être mal ensemble. Je voudrais bien que tu réussisses. J'y attache une idée super- stitieuse, puisque j'_v ai travaillé un peu moi-méme. Fasse le ciel que je ne t’aie pas porté malheur! · Voici le résultat de notre délibération relative- P ment à ton article. Ces messieurs de la—bas _sont ` évidemment peu âracieux pour nous. Malgré les belles promesses ’ar’ticles, etc., rien ou presque rien n'a eu lieu. Gautier, qui en devait faire un dans la Presse, n’en a pas fait et n'en fera pas. Du _ Camp se doute qu’il se passe entre toi et Bouilhet quelque chose. Ton artic e, pour lui, viendrait évi- emment de nous trois et quoique certainement il `n’oserait ostensiblement s'en montrer piqué, ` il serait choqué que nous ayons lait cela sans lui. Gautier, de son côté, serait médiocrement réjoui · " de voir l’éloge deéMeIaem's imprimé a son insu dans son journal avec force citations, car il a dit que Girardin lui défendait de citer des vers. Il faut accepter les blagues telles qu’on vous les donne W Concours cle poésie ouvert par l’Acaçlémie Française où Louise Colet présenta son poème.