Page:Flaubert Édition Conard Correspondance 2.djvu/394

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38 8 _ c0RREsP©NDANcE s singulièrement sortie de tes habitudes littéraires. Cette scene entre le frere et la sœur est cléme- surée de lon ueur. On ne slintéresse ni à, l’un ni a l’autre, avec Leurs roiets de duperie, leurs miseres et les sentiments de fierté cle Léonie, quoiqu’elle avoue jouer un rôle. i La scene 4. est également longue; le dialogue, vers la fin, plus mouvementé. On est tout heureux ' de trouver quelque cliose d’a1nusant. . Les scènes 6 et 7 me semblent atroces et trouve à peu pres tous les défauts réunis. Quant à l’acte 2°, qu’est-ce que c’est que cette femme qui ` reste pendant tout l’acte en scene, a faire la sourde et muette, trompant tout le monde, si ce n’est le spectateur qui est tenté de crier ai Facteur: cc Elle vous trompe! ». (Quel besoin y avait-il de ce per- sonnage? n quoi est-il nécessaire à l’action? Et ce polisson cl’acte a treize scenes l) Et puis comme on s’embetera à leur conversation par écrit! II faut éviter d'écrire sur la scène, ça ennuie toujours à ` regarder. Cette bonne Madame cle Lauris, à la- quelle on rarrange ses oreillers, m’assomme et me · · révolte. Elle se joue inclignement de ses enfants, dont la tendresse fera rire. Alors nous tombons dans la farce, — Scene 3. Quel interminable monologuel II faut faire des monologues quand on est à bout de res- ‘ sources et comme exposition cle passion ( lors- “ qu’elle ne peut se montrer en fait). Mais ici c’est pour nous parler de ce que nous voyons, c’est- ' à-dire la vie intérieure de ce cbdteau. Inutile. Quant à l’oiseau que l'on ·dessine, le perroquet ` · empaillé que l’acteur serait obligé de tenir a la main, ferait pouffer de rire la salle et suffirait à lui È