Page:Flaubert Édition Conard Correspondance 2.djvu/445

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` DE GUSTAVE FLAUBERT. 439 A banc des orangeries qu’il faut lire et non les bancs des orangeries. 5° Un peu de confusion dans l’idée, mais d’ex- cellents details, des vers charmants : · , A Courent sur le marbre des frises. I 6° Les gais conteurs et les poètes, trop de deux idées; une seule. Comme. . . les plus beaux vers... des poètes. 7° A la lèvre monte l’Amour, un peu brusque?') i 8** A la calme étendue, n’est pas raide. 9° II est fâcheux que nous avonsdéja vu les reines. Voici un vers : Où les reines buvaient du lait, I dont je fais un cas énorme. II y a la plus de vraie poésie que dans toutes les tartines sur Dieu, l’âme, l’l1umanité, qui bourrent ce qu’on appelle les pieces de résistance. ça ne saute pas a l’œil comme une pensée a grand effet; mais quelle vé- _ rité bien dite, et que c’est profond du sentiment de la clvosel Il faut ainsi que tout sorte du sujet, idées, comparaisons, métaphores, etc. C’est la la griffe du lion, sois-en sûre, et comme la signa- ture de la nature elle-même dans les œuvres. Un volume de pieces comme celle-là (une fois ces ~ corrections faites, et quidu reste sont faciles) ne , le céderait a quoi que ce fut; voilà mon avis. Quel joli refrain, et d'un singulier balancement! ll n’y a qu'auiourd'hui de toute la semaine que j’aie un peu bien travaillé. Un paragraphe qui me manquait depuis cinq jours m’est enfin, je crois,