Page:Flaubert Édition Conard Correspondance 2.djvu/465

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DE FLAUBERT. 459 Je rougis de tout point de cette ordure et moi qui te fais de sibelles remarques sur ce que tu me ' montres, si je t’avais là, tu verrais un peu comme je dechiquetterais a belles dents le foutu style que · je t’envoie. Peu importe.. Je desire beaucoup que cet article paraisse et serais excessivement content si quelqu’un du journal voulait le signer. Je te recommande, bien entendu, l’anonyme le plus strict. Arrange-toi aussi de manière à ce que l’on ne se doute pas qu’il vient de toi. le feras re- _ copier par la mere Hamelin.) Si aucun _de ces · messieurs ne veut le si ner, mets un nom de fia- sard, mais vraisemblabde. Si l'article semble trop long, tu supprimerais toute l'analyse et ferais un joint quelconque pour arriver jusqu’aux conside- rations, qu’il faut garder; et alors on ferait une longue citation (la taverne). Mais je crois que l’analyse n’est pas ennuyeuse et que le peu de vers que j’ai cités, etant bien choisis, donnent une idée, approximative helas, du poeme. Arrange-nous cette affaire, bonne Musette. A · Nous serions flattes de pouvoir montrer indirec— J tement a la Revue de Paris qu’on peut se passer “ d’elle. Il y a dans le dernier numero une petite rosse flatterie directe de Musset at l’adresse de âouilhet et une indirecte ai la mienne. Je n’ai pas reçu de réponse at ma seconde lettre. En recevrai-je? Jien doute. ` Mardi. [6 juillet.] J`ai relu tout seul, et ai loisir, ta dernière longue lettre, le recit de la promenade au clair de lune. J’aimais mieux la première, de toute façon, et