Page:Flaubert Édition Conard Correspondance 2.djvu/477

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DE GUSTAVE FLAUBERT. 47I `etïpuis qui, tout à coup, l’abandonne et lui dit : « irez-vous-en comme vous pourrez. » A côté de choses excellentes tu en fourres avec le même aplomb de pitoyables. ‘ - Mais l’0mbre dis utaità. la âle clarté La moitié clu plallond rempli cI’obscurité. . n’a pas l’air d’être fait par l'auteur de : Les suaves désirs cle la vierge au cœur cl’ange Et ceux cle Marion la courtisane étrange. Et ce qui m'etonne, c'est que souvent, en tes bons endroits, la dilliculté y est vaincue triom- phalement (comme ici par exemple) et que_ les mauvais pechent au contraire par une inexpe— rience enfantine. s ` Medite donc plus avant d’écrire et attache-toi - au mot. Tout le talent d’ecrire ne consiste apres tout que dans le choix des mots. Cest la préci- · sion qui fait la Force. II en est en style comme en musique : ce qu’il y a de plus beau et de plus rare clest la urete du son. V Bouilliet a reçu de Du Camp une lettre qui nous plonge dans une hilarité profonde. Il a de- . couvert les vers au Pays et lui fait toute espece d’oH·`res de services. ll va en mettre dans le nu- mero d’août, lui en promet d’avance pour celui de novembre, etc. Voila les hommes : plus on les né lige, plus ils vous recherchent. Quelle pitoyable chose que tout celal Je ne te parle jamais de mes embêtements de Famille, mais je n'en'manque pas non plus. Mon frere, ma belle-sœur, mon beaulrere j’ai de tout cela plein le dos. Dieu! que je suis gorge