Page:Flaubert Édition Conard Correspondance 2.djvu/58

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52 CORRESPONDANCE

Tu m’aimes toujours. Merci de tant d’amour; i1 y a de quoi en combler un cœur-avide. H a des trésors devant Iesqueis on s’asseoit mél’arncolique, en songeant qu’ils ne sont pas faits pour nous. Qui est—ce qui a pensé à vouloir boire la ' mer? Mais on vide un verre! Tu m’as jugé trop grand, enfant. Si tu m’eusses vu comme me voit tout le monde, tu aurais passé près de moi sans me regarder, ou tu m’aurais quitté sans peine. Mais je ne te quitterai pas Ie premier. Pense tou— jours à moi, mais tâche de me juger, et ton esprit se vengera de ton cœur. _

Pour moi, cœur et esprit t’aiment d’une façon étrange et malheureusement tournée.

Adieu, un baiser sur ton beau front.

206. À LA MÊME.

Nuit du samedi, 2 h. [Croisset, octobre [84.7.]

J’ai remis hier moi-même au chemin de Fer un aquet contenant les apiers Praslin, ie livre de horé et la Jeunesse de äœtbem. Tu as dû le. recevoir

hier ou aujourd’hui. Je t’eusse envoyé tout cela plus tôt, mais j’ai préféré faire ma commission moi-même pourqu’eHe fût mieux faite; et comme je ne vais presque jamais à Rouen, voilà la cause de Ce retard dont, au reste, je te demande . pardon.

Comment vas-tu, Chère amie? Que devient Ie

corps, et l’âme? Pégase et Ie pot au feu? je veux

Ü) Comédie en 1 acte en vers de Louise Colet.