Page:Flaubert Édition Conard Correspondance 5.djvu/121

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DE GUSTAVE FLAUBERT. i If Monseigneur a passé par des états dqilorables. Telle est la raison de son silence vis-a-vis de toi et de son inaction dans la féerie. Car il n’a jusqu'a résent rien fait. 1° Sachant que Fournier ne vou- lîait lui jouer Faustinc que dans un an, il a retiré sa pièce. z° Fournier a déclaré n’avoir pas l'argent de son indemnité. g° Doucet lui a fait faire un ma- nuscrit pour le montrer aux grands. 4.° Ledit Dou- cet a donné ce manuscrit a Thierry. 5° Bouilhet a été sur le point d’intenter un procès ai Fournier. 6° Le même Fournier, samedi dernier, lui a en- voyé une dépêche télégraphiquei ainsi conçue : «Je triomphe. Je vais youer austinc immédiate- ment. n Dans un billet laconique et fiévreux, Mon- seigneur me dit que Fournier veut le jouer en cinq semaines, ce qui me paraît raide; je n’en sais pas plus. Notre ami est maintenant a Paris, rue Lafayette, 48, chez Duval pharmacien. Voilà. J e vais m’occuper, aussitôt arrivé, defaire recevoir quelque part la féerie pour qu’on la monte cet été et qu'on la joue a l’automne. ll aura du tirage à la censure! Mais je crois la chose amusante. Tai ex- pédié ces 175 pages en deux mois et demi,. c’est assez joli pour moi; et note que j’ai recommencé deux fois le dénouement qui est tout autre que dans le plan primitif Rien n’égale maintenant mon dédain. our « le dialogue vif et coupé ». Quelle division d)u style! A-t-on demandé pour toi quelque chose de précis? Attendre indéfiniment est pis que d’étre refusé. Il me tarde bien demlnrasser ta bonne trombine. V . T A bientôt; du courage.