Page:Flaubert Édition Conard Correspondance 5.djvu/186

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1 So CORRESPONDANCE style, tout l’ouvrage. Ecrase n’est pas le mot; je veux dire domine. La description de la petite ville, M. Selvaje, les fiéquents monologues que fait Donatien, et la mort de M'"' Mulot surtout m’ont charme des les premieres a es. Pourquoi, dans le portrait di lVI“*° de Rever- siere, avez-vous mis Yindicatif`? Cela arrête la nar- ration, — et c’est dommage, car le portrait est excellent. Vous me permettrez aussi, mon cher confrère, de vous faire observer que vous ne faites pas assez attention à. la proportion relative de vos parties. Ainsi l'historiette de Lodoïska et d'Yves, qui n’amènc aucun fuit dans votre roman, est beaucoup trop longue. M. Lebrun entendant par hasard ce qu’on it de lui- est un procédé qu’il faut laisser aux auteurs dramatiques; Mais comme "aime M. Lebrun! Et vous aussi, n'est-ce pas? Cela se sent, et c'est la ce qui Fait le charme du livre. Vous avez, du reste, ce don-la: le charme; et c’est, pour rêussir, le premier de tous. Continuez donc. Je cause avec vous, tout en feuilletant votre roman. Je vous ex ose mes doutes au hasard et à la hâte, comme ills) viennent. Pourquoi votre medecin : 1° boit-il de l'eau-de- 4 vie our se donner du cœur, et, 2° est-il baron? Evidemment un medecin de campagne peut boire de l’eau-de-vie dans une pareille circonstance et être baron, mais que gagnez-vous (comme effet dramati e ou portee philosophi ue) à. cette fan- taisie? gar enfin, cela est rare. (ln opérateur ne se rassure pas avec des alcools et il existe peu de gentilshommes dans le corps médical. Pourquoi avez-vous fait d’Hector un person-