Page:Flaubert Édition Conard Correspondance 5.djvu/218

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2 1 2 CORRESPONDANCE 846. À LA MEME. Paris, mercredi matin [avril 1866 ?]. MON Lounou, Ma lettre va (arriver au milieu des préparatifs de ta soirée. Car je sais que demain `eudi Madame donne une féte du grand monde. Jluras-tu seule- ment le temps de lire les haisers du pauvre oncle? Demain je ferai des courses du matin au soir, c'est-à-dire que je me repasserai six ou sept heures de voiture, ce qui n'est ni économique ni amu- sant. Après quoi ie dînerai chez Mm Husson. Ce soir, je vais dîner chez ma Princesse. Et toi, pauvre chérie, ton mal de gorge est-il enfin assé? Quand pensez-vous venir «dans la capital1é»? Comme je m’ennuie de ne pas voir ta bonne mine fraîche! Je suis peu sorti depuis quelque temps. Je tache d’arranger le plan de ma troisième partie et je lis un tas de choses ineptes. De sorte qu'au fond Monsieur est assez Bougon et rélaarlbatif J’ai des remords à l'endro1t des dames Vasse! Mon intention est d'aller chez elles demain. Mais vraiment, à Paris, on n’a le temps de rien faire. Tu n’imagines pas la uantité de blagues que fin- vente pour refuser dies invitations. Autrement, ge ne resterais pas un jour chez moi, et adieu la itterature. Quand tu m'écriras, n'entrecroise plus tes lignes. ça m'agace. Donne-moi des nouvelles de