Page:Flaubert Édition Conard Correspondance 5.djvu/240

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23 4 CORRESPONDANCE temps, au milieu de toutes les tuiles domestiques qui me sont tombées sur le chef et ont singuliè- rement troublé « le silence du cabinet » ? Caroline vous a parlé de la maladie de ma mère. le la (la se rapporte a ma mère, j’écris comme un bon auteur) conduis demain a Ouville. On espère que l’air marin achèvera de la rétablir; mais elle souffre encore beaucoup, et c'est bien pénible a voir. J e crois que vous vous trompez, quant à Neff- tzer? C’est un bon diable, il se [sic] publiera. Que faites-vous en attendant? Quant a moi, je travaille comme trente nègres, mais je me suis embarqué dans un sujet inextri— cable par sa simplicité et son abondance. PluS je vais, moins j'ai de facilité. .l’ai passé hier dix heures consécutives pour faire trois lignes, et qui ne sont pas faites! « Qué folie!», comme eût dit feu dé- unt Grassot. Je ne sais aucune nouvelle, ne vois personne et ne lis rien. .l'ai pourtant avalé dernièrement les deux volumes posthumes du pignouf appelé Proudhon. Un peu de colère, de temps a autre, n’est pas nuisible a la santé. II nous a été impossible de découvrir, dans le volume de poésies chinoises, la pièce que vous dites. Votqe indication est vague; je crois que vous aites con usion. V M“'° Commanville part apres-demain our Saint-Martin, d'ou elle reviendra à la fin cle la semaine prochaine. Nous comptons sur votre visite dans les der- niers jours de ce mois-ci. Tenez-vous en joie! Bonne pioche, et bien que vous m’appeliez mon-