Page:Flaubert Édition Conard Correspondance 5.djvu/249

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DE GUSTAVE FLAUBERT. 243 rappeler ai sa tendresse. Oui, mon pauvre loulou, je m'ennuie de toi. Je n’ai pas autre chose a te dire : il me tarde de revoir ta bonne mine. Ta compagnie mc sera aussi agréable que celle de ' mon petit neveu et de ma petite niece, lesquels ont fait, trois dîners consécutifs, tant de vacarme a table que le cœur m’en battait de malaise nerveux. Je deviens scheilc, le bruit m'incom- mode. Sais-tu de qui fai reçu tantôt la visite? De M. et M“‘° Cloquet. lls revenaient du Tréport, et n’ont pas voulu, malgré mes instances, coucher a Crois- set ni méme y dîner. Nous aurons demain a dîner Fortin et son épouse avec Laporte, et peut-être Bataille, le conseiller d’Etat. Voilà. toutes les nouvelles d’ici. La pièce cle Monseigneur passera dans les der- . niers jours de novembre. Le petit Duplan a dû s’embarquer hier matin pour Alexandrie. Je continue ai travailler comme un bœuf .l’ai recopié cette semaine tout ce que j'ai écrit depuis mon retour de Dieppe. Cela fait vingt-trois pages. Mon roman en est ai la cent soixante- dixième; il doit en avoir cinq cents! Quelle per- spective! Aussi il y a des moments ou je tombe sur les bottes! Quand reviens-tu? Est-ce mercredi ou jeudi? Ta grand’mere se porte bien, mais elle devient bien sourde. Adieu, pauvre chérie. Amitiés ai Ernest,'ie t'em- ‘ brasse. 16.