Page:Flaubert Édition Conard Correspondance 5.djvu/430

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42.4 CORRESPONDANCE maître m’écrive si iai tort et pour me donner de ses nouvelles. En voici des miennes, Je travaille démesuré- ment et suis, au fond, réjoui par la perspective de la Jin qui commence à se montrer. Pour qu'elle arrive plus vite, fai pris la résolu- tion de demeurer ici tout l'hiver, iusqu'a la fin de mars robalnlement. En admettant que tout aille our il mieux, ie n'aurai pas terminé le tout avant latin de mai. Je ne sais rien de ce qui se passe et je ne lis rien, sauf un peu de Révolution française après mes repas, pour faire la digestion. J'ai perdu la honne coutume que ïavais autrefois de lire tous les jours du latin. Aussi n’en sais-je plus un mot! Je me remettrai au Beau quand je serai délivré de mes odieux bourgeois, et ie ne suis pas près d'en reprendre! Mon seul dérangement consiste à. aller dîner tous les dimanches ai Rouen, chez ma mere. Je pars à heures et je suis revenu à 10. Telle est mon existence. Vous ai—`e dit que i'avais eu la visite de Tour- gueneff`? Ciomme vous l'aimeriez! Sainte-Beuve se soutient. Au reste, je le verrai la semaine prochaine, car ie serai a Paris pendant deux jours, afin d’y trouver des renseignements dont j’ai hesoin. Sur quoi les renseignements ? Sur la garde nationale! ! I Ouïssez ceci : le Figaro, ne sachant avec quoi emplir ses colonnes, s'est imagine de dire que mon roman racontait la vie du chancelier Pasquier. La-dessus, venette de la famille dudit, qui a écrit a une autre partie de la même famille demeurant à Rouen, laquelle 2. été trouver un avocat dont