Page:Flaubert Édition Conard Correspondance 5.djvu/90

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84 CORRESPONDANCE par un pou, elles le prennent, le mordcnt, etc. » Vous verrez tout cela dans le IV° livre d'Héro- dote, aux chapitres cxcrv, cxcr et cmrvm. Je ne suis pas embarrassé de le dire. Le même Hérodote m’a appris, dans la descrip- tion de l’armée de Xerxcs, que les Lydiens avaient des robes de femmes; de plus Athénée, dans le chapitre des Etrusques et de leur ressemblance avec les l.._ydicns, dit qu’ils portaient des rolaes de femme; enfin, le Bacchus lydien est toujours représenté en costume de Femme. Est-ce assez pour les l.._ydicns et leur costume? Les harlaes enfermées en signe de deuil sont dans Cahen (Ezécbiel, chapitre xxrv, 17) et au menton des colosses égyptiens, ceux d’Ab0u- Simlaal, entre autres; les escarhouclcs formées par l’urine de lymi, dans Théophraste, Traité des pien eries, et dans Pline, livre Vlll, chapitre Lvu. Et pour ce qui regarde les lions crucihés (dont vous portez le nombre a deux cents, afin de me gratificr, sans doute, d’un ridicule que je n’ai pas?, je vous prie delire dans le même livre de Pline e chapitre Xvm, ou Vous apprendrez que Scipion Emilien et Polybe, se promenant ensemble dans la campagne carthaginoisc, en virent de suppliciés dans cette position. «Quia ceteri metu poenae similis absterrentur cadem n0xia.» Sont-ce la, Monsieur, de · ces passages pris sans discernement dans l’Univers pittoresque , «ct que la haute critique a employés avec succès contre moi?» De quelle haute cri- ' tique parlez-vous ? Est-ce de la vôtre? Vous vous é ayez considérablement sur les rcnadicrs que lon arrosait avec du silphium. îlais ce détail, Monsieur, n'est pas de moi. ll est