Page:Flaubert Édition Conard Correspondance 6.djvu/200

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194. coRREs1>oNnANcE exigences sont insensees et ils font des menaces. Je crois, cependant, qu'il s’adouci1·ont et qu’on s’en tirera encore. .l'ai été ce matin à Croisset, ce qui est clurl 2oo nouveaux soldats y sont arrives hier. Mais M. Poutrel m’a affirmé que (d’ici à quelque temps du moins) ils resteraientà Dieppe- clalle. Aurons-nous cette chance-là? Mon pauvre A Émile n'en peut plus! Sais-tu qu’ils ont brûlé en quarante-cinq jours pour 4.20 francs de bois! Tu peux juger du reste. Avant—hie1· nous en avons eu deux a loger ici. Mais ils ne sont pas restés. . . Nous ne recevons plus aucun journal et nous ne savons rien. i©n dit les nouvelles de Paris déplorables. Mais avant que le pauvre Paris ne se rende, il se passera des choses formidables. Et quand il se sera rendu, tout ne sera `pas fini. Je n’ai plus maintenant qu’une envie, c’est cle mou- · 1'lI` pour en finir avec un supplice pareil. Le froid a repris. La neige ne foncl pas. .l’en- tends traîner des sahres sur le trottoir et je viens de faire des comptes avec la cuisinière! Car c’est moi qui m’occupe du menage, jusqu’à desservir la table tous les soirs. Je vis dans le chagrin et dans l'al>iection! Quel interieur! Quelles jour- nées! î _ Adieu, pauvre loulou. Quand nous reVerrons- nous? Nous reverrons-nous?