Page:Flaubert Édition Conard Correspondance 6.djvu/409

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DE GUsTAvE FLAUBERT. 4.03 ie savoure ces infections. Cest à vous degoûter de Yadultère. Quels plats lieux communs, quelle crasse ignorance! Et Girardin qui ouvre le bec! ` et Mm ***, habituée a ouvrir autre chose, et ' qui fait sa partie dans le concert! Rien ne me semble plus comique que tous ces cocus Faisant dorerleurs cornes et les exhibant aux popula- tions. Mais pardon! il me semble que mon langage devient grossier. Que dites-vous des trois Farceurs qui ont en- Y gueulé M. Thiers ? J e trouve ça très comique et fenvie ces messieurs; je voudrais être dans leur peau. lls doivent être bien gais. Ce sont peut-être de simples idiots ? Autre face du problème. A Pendant que j’étais a Luchon (ou je faisais le métier de duegne vis—à-vis "de ma nièce, son mari n’ayant pu l'y conduire) `j'ai lu, devinez quoi? Du Pigault—Lebrun et du Paul de Kock! Ces lec- tures m’ont plonge dans une atroce mélancolie. Qu'est~ce que la gloire litteraire '? M. de Voltaire avait raison, la vie est une froide plaisanterie, trop froide et pas assez plaisante. .l’en ai, quant . à moi, plein le dos, révérence parler. · Mon pauvre Theo est au plus bas. Encore un! Adieu, bon courage, tant que vous le pourrez. Cest gentil de m’avoir donné l’espérance de vous voir cet hiver. Ne me trompez pas, hein? Et d’ici la, de temps a autre, des lettres.