Page:Flaubert Édition Conard Correspondance 6.djvu/444

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438 · co1111Es1>o1~mANcE Théo est mort empoisonné par la charognerie _ moderne. Les gens exclusivement artistes comme lui n’ont que faire dans une société ou la plèbe domine. Cest ce que fai répondu hier dans une lettre a Mm Sand, laquelle est très bonne, mais trop bonne, -trop bénisseuse, trop démocrate et évangélique. · P P Moi, je suis comme vous, bien que je n’aie pas la goutte; l’existence commence à m'embéter fu- rieusement. Voltaire la définissait une froide plai- santerie. Je la trouve trop froide et pas assez_plai— sante,‘je tâche de l'escamoter le plus que ie peux: ie lis environ de neuf a dix heures par jour; n’importe, un peu de distraction de temps a autre ne me ferait pas de mal. Mais quelle dis- ` traction prendre? « ` _ A Votre visite, sur laquelle je comptais, en devait être une exquise, mieux que cela, une espèce de bonheur, et certainement le seul événement heu¢ reux de mon année. Cracl vous êtes à souffrir ' dans votre lit comme un damné. Vous me verrez à Paris au commencement de décembre. D'ici là, donnez-moi de vos nouvelles, et si vous vous trouvez en état de venir, venez. Vous serez toujours le bienvenu chez votre G. 'Flaubert qui vous embrasse. 1344. A LA PRINCESSE MAT1-m.nE. ` ( Vendredi [1872]. Quand « je le voudrai », Princesse? Mais je le veux toujours! Venez donc quand il vous con-