Page:Flaubert - Salammbô.djvu/465

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Zéreth. Mesure de longueur chez les Hébreux. Nous savons, par un passage de la Bible, que c’était une subdivision de la coudée, mais nous en ignorons les dimensions exactes.
Zuaèces « couverts de plumes d’autruche » p. 296. Peuplade libyenne. Hérod. IV, 193. — Id., IV, 175 : « A la guerre, les Maces portent des cuirasses en peau d’autruches. »


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NOTES.

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L’ÉCRITURE DE SALAMMBÔ.


En 1856, Flaubert avait achevé Madame Bovary ; il reprit aussitôt la Tentation de saint Antoine, dont il publia quelques fragments (seconde version) dans l’Artiste des 21 et 28 décembre 1856 — 11 janvier et 1er février 1857… Survint alors le procès de Madame Bovary, qui le troubla profondément ; redoutant de la Tentation un nouveau scandale, il écrivit Salammbô. « Et puis l’avenir m’inquiète : quoi écrire qui soit plus inoffensif que ma pauvre Bovary… J’avais l’intention de publier immédiatement un autre bouquin qui m’a demandé plusieurs années de travail, un livre fait avec les Pères de l'Église, tout plein de mythologie et d’antiquité. Il faut que je me prive de ce plaisir, car il m'entraînerait en cour d’assises, net. Je ne vais pas tarder à m’en retourner dans ma maison des champs, loin des humains, comme on dit en tragédie, et là je tâcherai de mettre de nouvelles cordes à ma pauvre guitare, sur laquelle on a jeté de la boue avant même que son premier air ne soit chanté ! » (Lettre à Madame ***, Correspondance, III, p. 108.)

Flaubert était venu à Paris au mois d’octobre 1856, pour surveiller les répétitions de Madame de Montarcy, pièce de Louis Bouilhet, dont la première représentation eut lieu à l’Odéon le 6 novembre 1856. Il y fut retenu par son procès, puis y prolongea son séjour pour recueillir la documentation de Salammbô, à laquelle il dut penser, pour la première fois, au cours du voyage qu’il fit en Orient en 1849, en compagnie de Maxime