Page:Flaubert - Théâtre éd. Conard.djvu/515

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NOTES. ; 1 1 aJe crois, quoi que vous en disiez, que le sujet était bon, mais je l’ai raté. Pas un des critiques ne m’a montré en uoi. Moi, je le sais, et cela me console. ®e dites-vous de La (ilounat, qui dans son Feuilleton m’engage, uau nom de notre vieille amitién , a ne lpas Faire imprimer ma piéce, tant il la trouve abéte et mal éCl'ltCl)) Suit un paralléle entre moi et Gondinet. 44 Une des choses les plus comiques de ce temps, c’est Parcanc nbédtral. On dirait que l’art du théétre dépasse les bornes de l'intelligen`ce humaine, et que c’est un mystére réservé a ceux qui écrivent comme les cochers de fiacre. La uestion du succés immédiat prime toutes les autres. C'est l’école (ile la démoralisa- tion. Si ma iece avait été soutenue par la direction, elle aurait pu faire de lzargent comme une autre. En edt-elle été meilleure? a Comme il aurait fallu latter, et que Cruchard a en horreur l’action, j’ai retiré ma piéce sur 5,ooo francs de location; tant pis! Je ne veux pas qu’on sillle mes acteurs. Le soir de la seconde, puand i’ai vu Del_annoy rentrer dans la coulisse avec les yeux iumides, je me suxs trouvé criminel et me suis dit : <<Assez! n. (Trois personnes m’attendrissent : Delannoy, Tourgueneil et ` mon domestique.) Brel`, c’est fini. J’imIprime ma lpiece.. . a Tous les partis m’éreintent! le igaro et e Rqppel, c'est complet! Des gens que j’ai obligés de ma bourse ou e mes dé- marches me traitant de crétin... cr Mais i’avoue que ze regrette les milles francs que i’aurais pu Eagner. Mon pot au ait est brisé. Je voulais renouveler le mo- ilier de Croisset, bernique l uMa répétition générale a été funeste. Tous les re orters de Paris! On a pris tout en blague! Je vous soulignerai guns votre exemplaire les passages que l’on a empoignés. Avant-hier et hier, on ne les empoignait lus. Tant is! il est trop tard. La superb: de Cruchard l’a peut-gre emportg. n George Sand, émue d’un échec aussi complet, écrivit a Flaubert : Samedi. J'ai passé environ vingit-ciqq fois par l’épreuve, la pire est l’écc2urement dont tu par es. n ne voit iamais sa piéce, on ne l’entend_pas , on ne la eonnalt plus, elle vous dcvientindillércnte; de la vient la philosophie avec laquelle les auteurs, qui, par hasard, sont artistes, acceptent le verdict quel qu’il soit. Je sais déja des nouvelles de la représentation, le public n’émit gas bon, le sujet avait trop d’actual1té pour plaire, on n’aime pas se voir tel qu’on est; il n’y a plus dc milieu au théatre entre l’idéal et la polissonnerie, il y a un public pour les deux extrémes; l’étude