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III
PRÉFACE

Les Contes plaisants ne diffèrent guère des précédents que par le ton. C’est la comédie, la farce, quelquefois grossière, mais toujours spirituelle, en face des récits sérieux. Quant aux Petits Contes, ce sont généralement des anecdotes ou des épigrammes en action.

Tout en mettant ces contes en français, je me suis efforcé de conserver les allures du récit, les tournures de phrases et quelquefois même les expressions de mes conteurs, sauf à les traduire dans une note ou à les expliquer par une périphrase.

Dans les Légendes et les Traditions, comme il ne s’agit plus d’un conte transmis sous une certaine forme de génération en génération, je me suis permis un peu plus de liberté, mais je me suis attaché à laisser au récit sa couleur et sa topographie exacte. Pour éviter dans les Traditions la sécheresse résultant d’une accumulation de petits faits détachés, j’ai simulé des cadres dans lesquels ces faits apparaissent sous forme de conversation. Je n’ai jamais assisté à des conversations aussi suivies que celles que je rapporte, mais toutes les phases dites par les interlocuteurs, tous les détails dans lesquels ils entrent, je les ai recueillis sous cette forme. Le cadre est artificiel, mais tout ce qu’il contient est d’une exactitude absolue. Ayant vécu très