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INTRODUCTION

Kisa… (le reste du nom est perdu). Voici en effet ce qu’un déchiffrement rapide nous a permis de lire :

Ekâdhike navatikdnugate prayâte
Samvac chate, tapasimdsalilhaa daçamydm
Sanivarddhamdnaçaçiiajddayiidnvilùydm,
Vdcaspatau ᴗᴗ   ᴗ çobhanayogayuk/e,

Çrîbhûsane Çaṅkaradevasamjñe
Vikhydtaklrtlau jiiavairivrnde
Sûryânuyâ _ ᴗ ᴗ daivadevah (° ve ?)
Samrdji saniraksitasarvaloke,

ÇriKisa… sanijfle nivasan _ Kiranasimhandmdyah (°yam ?)
Prajñapâramitâyâm pratisihitini sâdhu kâritavân,

Anena punyena bhax’atv a _ _
Jagadmunîndrahhavanddhindthah,
IJlUrya samsdra vy.v. (a)ccaih
Kleçoragaṃ duhkhajalaprapûrṇam.
                        iti.

Çreyo ’ stu. Saṃvat 191 Phâl[a]gunaçukladaçamyâṃ lithau, Rohininakṣatre, Çobhanayoge. Bṛhaspativasare, Çubham astu[1].

Comme on le voit, l’exactitude de la date est corroborée par sa répétition en prose : elle nous donne, toujours avec le même point de départ, Tannée 1071 de notre ère. Le Ms. A. 15,

  1. La première strophe est en mètre vasantatilaka, la deuxième et la dernière en indravajrâ, La date du ms. serait donc 191 + 880 = 1071 et non 1231, comme le donne par erreur le catalogue de Râjendralâl Mitra (The sanskrit Buddhist litterature of Nepâl, p. 188). Toutefois M. A. Barth nous fait remarquer qu’elle ne se vérifie pas. D’après ses calculs, qu’il veut bien nous communiquer, on obtient pour l’année écoulée (prayâte) le samedi 12 février, au lieu d’un jeudi. D’autre part, M. S. Lévi nous fait observer qu’en partant de l’ère qu’il a proposée (595-6) on est justement conduit au jeudi 20 février 788. Par une coïncidence non moins intéressante, le Caitra 10 sudi, date du Ms. Add. 1643 (v. p. 16 et 17, note 1) tomberait bien, 56 ans plus tùt. c’est«à-dire en 731-2, le jeudi 22 mars, comme l’indique le colophon. Aussi peut-on se demander avec lui si la chronologie népalaise n’est pas tout entière à refondre. L’âge de nos mss. ne pourrait en tout cas qu’y gagner.